Drôle de pèlerin

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Jean-Marc Bernollin à sa sortie de l'école primaire, avec son certificat d'études, fait un apprentissage de plâtrier peintre. Il reprend ensuite l'entreprise familiale qu'il gère pendant 40 ans. La décision de la retraite est suivie par le projet de pèlerinage vers Compostelle. C'est le récit d’un pèlerinage un peu particulier, qu'il fait sans fioriture et avec le parler des gens du bâtiment.

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257 pages

Isbn 978-2-35682-368-7

Extraits:

 



Quatre heures du matin, j’ai vérifié mon sac, revérifié mon sac, vérifié mes cartes, revérifié mes cartes, etc. je n‘ai pas sommeil, ma femme dort.  Dehors c’est le déluge, j’entends la pluie qui tambourine sur le toit, elle goutte sur la plaque métallique de la cheminée. Je me force à aller me coucher, je suis dans l’excitation du départ. Impossible de dormir, pourtant je sais que cette première étape est dure et que j’aurai besoin d’être en forme. Les minutes s’égrènent lentement, je les vois défiler une à une.

Cinq heures, un coq chante, la pluie redouble, ça va être sympa, peut- être que l’été sera pourri, ce n’est  pas grave il y a le poncho. Je ne tiens plus, je me lève, je n’ai pas dormi. Je jette un œil dehors, c’est peut-être un mauvais rêve. Non, il pleut vraiment, ça dégouline de partout, même les escargots restent à l’abri, il fait un temps à ne pas mettre un chrétien dehors, même pas pour un pèlerinage........................





Je vois le train de la Rhune qui passe devant moi, plus haut à flanc de montagne. Je continue mon escalade et j’arrive en haut de ma montée, comme toutes les autres fois cette montée avait un bout !
Descente et tout à coup, ça y est ! J’aperçois au loin L’OCÉAN, grand moment, cette fois je suis venu le voir à pinces cet océan que j’aime tant et ça fait quelque chose !
Un grain arrive qui cache tout d’un seul coup, c’est un mur bleu foncé noir qui m’arrive dessus à toute vitesse ! J’ai repéré une pierre plantée un genre de menhir je me blottis contre, elle va me protéger ! Je sors le poncho, il va me servir celui-là.
Je m’organise pour que tout soit à l’abri, j’ai mis mon casse-croute entre les jambes, tendu le poncho sur ma tête, je n’ai qu’à piquer à l’intérieur et je mange à l’abri. Il tombe des cordes, le vent tabasse fort, la petite grêle maintenant, ça tambourine sur mon poncho, m’en fous je suis à l’abri, le menhir me protège.

Fini de manger, fini de pleuvoir, une éclaircie déchire le rideau de nuages noirs et je vois Socoa ensoleillé et l’océan bien bleu. Magique, photos....................





Nous nous séparons, des amis l'attendent un peu plus bas. Je monte sur la colline du véritable Monte Do Gozo, je suis seul, de nos jours très peu de monde monte ici, c'est un endroit magique, il y a les statues en bronze de deux pèlerins, ils font trois mètres de haut, leurs bourdons à la main,  coiffés du traditionnel chapeau de pèlerin et l'un d'eux montre à l'autre, du doigt, les clochers de la cathédrale de Santiago. En effet d'ici on les voit parfaitement.
Je reste une heure à côté de ces pèlerins, je ne peux pas m'arracher de leur compagnie. Je me prends en photo avec eux, tout seul, c'est pas facile, vive le retardateur, ils n'avaient pas ça au moyen âge!
Je fais un savant calage de mon Nikon sur mon sac, avec des petits cailloux et des brindilles, un coup j'ai que les chaussures, un autre coup j'ai que le chapeau, j'arrive à force de pignochage à avoir les deux pèlerins en bronze, le pèlerin Jean-Marc en chair et en os, les chaussures, les chapeaux et les bourdons, tout sur la même photo !.................






Sommaire:


Partir    

Se préparer      

Le départ           

Le Puy un volcan cracheur de pèlerins 

Des pèlerins US              

Entretien des outils du pèlerin 

Grande transhumance dans l'Aubrac    

Fenêtre sur Conques   

Mamie Mougeot            

Caillasse torride              

Trois pèlerins moins deux reste ….        

Premiers 40 kilomètres               

Passage de la porte St Jacques

À l’assaut de la montagne Basque         

Ça y est ! J’aperçois au loin L’OCÉAN     

Silvio la Liberté et Bianca            

La banquière    

Refroidissement            

Santander que j’aime

Ils sont gentils les gens d’ici       

La belle côte Asturienne et son bon cidre          

Je marche sous la pluie, air connu          

Mon pont et de l’autre côté La Galice  

Grimpettes de la campagne Galicienne               

Arzua, ça sent la fin       

Mes deux potes en bronze       

Non je ne brulerai pas mes sapes           

Isbn 978-2-35682-368-7

Achevé d'imprimer en Décembre 2014 
par Seven
Dépot légal Décembre 2014
Imprimé en France
Groupe CCEE ZI ST Mitre Est RN8
Quartier d'entreprises 13400 Aubagne
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